Découvrez l’histoire fascinante de l’urbex : origines, pionniers, Ninjalicious, et comment l’exploration urbaine est devenue un phénomène mondial.
Une pratique plus ancienne qu’on ne le pense
Si le mot “urbex” (contraction de urban exploration) est relativement récent, la pratique, elle, existe depuis bien plus longtemps.
Dès la Révolution industrielle, des aventuriers curieux s’aventuraient déjà dans :
- des souterrains,
- des tunnels de métro désaffectés,
- des bâtiments en ruine.
Au XIXe siècle, à Paris, certains descendaient dans les catacombes ou exploraient les carrières souterraines. Ces premiers “urbexeurs” n’étaient pas des photographes ou des influenceurs, mais souvent des archéologues amateurs, des artistes ou des rêveurs en quête de mystère.
L’urbex moderne : un mouvement structuré dans les années 1980
Le terme “urbex” apparaît pour la première fois dans les années 1990.
Mais la pratique moderne s’est véritablement structurée dès les années 1980, surtout aux États-Unis et au Canada.
À cette époque, des photographes, artistes et passionnés d’architecture commencent à documenter l’intérieur de lieux abandonnés :
- usines désaffectées,
- hôpitaux psychiatriques,
- stations de métro oubliées.
Parmi les pionniers :
- le collectif Action Squad, basé à Minneapolis, actif dès les années 1980,
- mais surtout Jeff Chapman, alias Ninjalicious, qui donnera à l’urbex sa véritable identité.
🧭 Ninjalicious : le "père" de l’urbex moderne

Considéré comme le fondateur de l’urbex tel qu’on le connaît, Ninjalicious était un explorateur canadien passionné.
En 2005, il publie “Access All Areas: A User’s Guide to the Art of Urban Exploration”, un ouvrage devenu la référence du mouvement.
Avant cela, il avait lancé Infiltration.org, un site emblématique qui partageait :
- récits d’exploration,
- techniques et règles de sécurité,
- éthique de l’urbex.
Sa vision était claire :
- ❌ ne pas vandaliser,
- ❌ ne pas voler,
- ❌ ne pas dégrader,
- ✅ explorer avec respect et ne rien laisser derrière soi.
🌐 Une pratique devenue mondiale
Aujourd’hui, l’urbex est une discipline internationale.
Sur Instagram, YouTube ou dans des expositions photo, les images de lieux désertés attirent des millions de curieux.
L’urbex fascine car il combine :
- l’adrénaline de l’interdit,
- la beauté de la décrépitude,
- la mémoire des lieux.
Mais la pratique reste encadrée par deux limites fortes :
- juridique : violation de propriété privée, sécurité des lieux,
- éthique : respecter le “code de l’urbex” et ne rien dégrader.
🧠 Urbex : entre art, histoire et mémoire
Ce qui rend l’urbex unique, c’est son caractère hybride :
- c’est une aventure pour les explorateurs,
- c’est une matière artistique pour les photographes,
- c’est une mémoire vivante pour les historiens et passionnés.
En arpentant ces lieux oubliés, les urbexeurs documentent un patrimoine en voie de disparition et racontent des histoires que les murs murmurent encore.
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- hôpitaux désaffectés,
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Crédits photo : Glogger
